LE AIR CANADA NOUVEAU EST ARRIVÉ !

Combien de fois ai-je pesté contre le mauvais service de Air Canada au cours des dernières années ! En fait, il ne s’agissait pas seulement de Air Canada, mais aussi de la plupart des autres transporteurs aériens qui connaissaient tous des difficultés, lesquelles ont résulté dans bien des cas en faillites ou en restructurations financières. Prendre l’avion était devenu une corvée car ces difficultés se répercutaient sur les employés et le je m’en foutisme prenait le dessus. Il faut dire que la plupart des transporteurs aériens réguliers avaient des coûts d’opération tout à fait astronomiques et ne pouvaient pas faire compétition avec les transporteurs à rabais qui envahissaient le marché. En fait, presque tous les transporteurs que Robert Charlebois mentionnait dans une de ses plus mémorables chansons ont disparus : Trans World, Eastern, Western, pis Pan American…. Il y a quelques années, Air Canada n’a pas été en reste et a dû également se mettre à l’abri de ses créanciers pour sauver sa peau. Comme pour la plupart des autres transporteurs, les changements que Air Canada se devaient d’apporter dépassaient le cadre financier. Il fallait tout simplement repenser l’offre faite aux usagers et changer radicalement la façon de travailler, malgré les contraintes.

Même si cela a couté cher aux créanciers et aux anciens actionnaires qui ont à peu près tout perdu, je lève aujourd’hui mon chapeau à Air Canada qui a chambardé du tout au tout sa façon de faire au point où je me suis réconcilié avec cette compagnie autrefois maudite. Et il s’agit de changements en profondeur qui, selon moi, assurent sa viabilité à long terme. Dans un premier temps, Air Canada a changé radicalement son offre de billetterie et sa structure de prix. De quelques dizaines de possibilités incompréhensibles, elle est passé à seulement cinq, chacune bien expliquée. En fait, réserver un billet avec Air Canada est devenu presqu’un plaisir car tout se fait par internet. On choisit tout d’abord sa destination, sa date de départ et sa date de retour. On a alors la liste complète des vols disponibles, les 5 classes de billets et le prix de chaque classe. On fait son choix, on paie par carte de crédit, on choisit son siège et on imprime sa carte d’embarquement. Tout ça, sans jamais avoir à parler à qui que ce soit. Et une fois à l’aéroport, on se rend directement à la porte d’embarquement. Pas de file d’attente.

Et les changements positifs apportés par Air Canada ne s’arrêtent pas là. Le transporteur a lancé il y a environ un an des passeports de vols pour une multitude de destinations. L’usager y trouve son avantage : un prix parfois plus bas que le prix régulier en classe économie et une possibilité de surclassement sans frais 24 heures avant le départ. Et au cours de la dernière année, j’ai eu des surclassements sur chacun des vols avec comme résultat que j’ai voyagé en classe affaires en payant mes billets en bas du prix régulier de la classe économie. Mais Air Canada y trouve aussi son avantage : on doit payer à l’avance son passeport de vol et il n’y a aucun remboursement si on ne prend pas tous les vols à l’intérieur d’une année. À titre d’exemple, je me suis récemment inventé un voyage sur la côte Ouest des Etats-Unis plutôt que de perdre ce qui me restait en crédits de vols. Je suis certes tombé dans le piège que Air Canada m’a tendu, mais, dans l’ensemble, mes passeports de vol ont été une bonne affaire pour moi aussi. Et les changements chez Air canada ne s’arrêtent pas là. Ils ont commencé à changer tous les sièges sur tous leurs avions. Et même si on n’a pas nécessairement plus de place, les nouveaux sièges sont très confortables et chacun a son écran de TV avec un choix de films, même en classe économie. Finalement, avec l’ajout de nouveaux jets régionaux et de nouveaux vols directs, quel bonheur de ne plus avoir à toujours faire escale à Toronto pour certains vols au départ de Montréal. En fait, Air Canada a réalisé tout ce que son président, Robert Milton, avait promis de faire lors d’une tournée à l’automne 2004. Dommage que Air Canada ait acheté plus de jets régionaux Embraer fabriqués au Brésil que de jets Bombardier fabriqués à Montréal. Mais, comme on dit, on ne peut pas toutes les gagner…

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