M. DUCHESNEAU A-T-IL RAISON?

Publié sur cyberpresse.ca dans le cadre de La Presse Débats, le 28 septembre 2011 :

JEAN CHAREST A TROP À PERDRE

On tourne vraiment en rond dans ce dossier. D’une part, tout le monde, incluant le parti au pouvoir, sait qu’une enquête publique représente la seule façon de rétablir la confiance publique vis-à-vis l’industrie de la construction et d’apporter les changements structurels nécessaires pour corriger la situation. D’autre part, tout le monde, incluant les partis d’opposition, sait également qu’une enquête publique ne peut que nuire au gouvernement en place, donc aux libéraux. Et le premier ministre Jean Charest le sait trop bien lui aussi. Quoique la recommandation de Jacques Duchesneau, le chef de l’Unité anticollusion, de tenir une commission publique, précédée d’audiences à huit clos, fasse beaucoup de sens en essayant de sauver la chèvre et le chou, il reste que M. Charest sait trop bien que le résultat sera le même, c’est-à-dire la défaite de son gouvernement aux prochaines élections. Et en politicien aguerri, il va fort probablement continuer de s’opposer à une commission publique en espérant que les partis d’opposition s’enfargent dans d’autres dossiers. Cependant, il devra considérer deux éléments qui ne feront qu’accentuer la pression sur lui: la demande d’une enquête publique va continuer à faire les manchettes pour un bon bout de temps et François Legault s’en vient à grande vitesse.

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