LE GROS BON SENS

Publié sur cyberpresse.ca dans le cadre de La Presse Débats, le 13 mai 2011 : Les syndicats au Québec ont toujours eu la peau sensible quand ils pensent qu’ils sont dans leur droit. Mais, ici, la FTQ a non seulement complètement tort, mais elle devrait se taire vis-à-vis l’absurdité de la situation actuelle. Le gouvernement Charest a décidé qu’il n’y aurait pas d’enquête globale sur l’industrie de la construction. À la place d’une enquête, il prend une série de mesures qui devraient, du moins en partie, faire la lumière sur ce qui se passe véritablement dans l’industrie de la construction. Dans ce contexte, l’intégrité de tous ceux qui ont des pouvoirs d’enquêtes au sein de la Commission de la construction du Québec se doit d’être sans reproche et, surtout, sans apparence de conflits d’intérêts. Tout le monde sait très bien que la FTQ a été et est peut-être encore partie du problème des scandales qui ont secoué la construction au Québec. Conséquemment, exiger que les 250 syndiqués de la CCQ, qui ont des pouvoirs d’enquête, se désaffilient de la FTQ n’est pas seulement dans la normalité des choses, mais c’est le gros bon sens, car ils n’auraient jamais du être affiliés dans le passé à une des parties prenantes aux problèmes de la construction. En ce qui a trait à Diane Lemieux, elle a raison de mettre en place un programme de vérification des antécédents des employés de la CCQ. Quand des gens ont des pouvoirs d’enquête, ils doivent montrer patte blanche.

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