OCCUPY WALL STREET: DÉFINIR LES REVENDICATIONS

Publié sur cyberpresse.ca dans le cadre de La Presse Débats, le 17 octobre 2011: 

LE BALANCIER

Il y a, heureusement, dans le système capitaliste, un balancier qui remet toujours un peu d’ordre lorsqu’il y a dérives. D’habitude, ce sont les gouvernements qui agissent comme balancier, mais, cette fois-ci, ce sont des citoyens qui ont décidé de prendre les choses en main face non seulement aux dérives, mais aussi aux illégalités de Wall Street depuis déjà plusieurs années. Et les citoyens en question ne sont pas les fauteurs de trouble habituels, mais plutôt des citoyens instruits avec des iPhone et des iPad, qui en ont assez du laissez-faire des gouvernements. De toute évidence. Ils n’ont pas et n’auront pas de revendications précises, si ce n’est d’être contre les abus du capitalisme. Et c’est probablement ce qui leur donne de la crédibilité. Ils ne veulent pas détruire le système. Ils veulent simplement que le système soit plus équitable, que le capitalisme sauvage laisse sa place à un capitalisme où la richesse est mieux partagée. Selon moi, le mouvement Occupy Wall Street ne s’essoufflera pas avant que les géants de la finance s’autoréglementent eux-mêmes ou que les gouvernements le fassent à leur place. Il s’agit en fait d’un mouvement populaire qui, aux États-Unis, devrait être repris sous peu, autant par les républicains que par les démocrates, pour des raisons purement politiques, étant donné les élections de 2012.

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