RÉTABLIR LA PEINE DE MORT?

Publié sur Cyberpresse.com, le 4 février 2012:

AUCUNE RAISON

 Le débat sur la peine de mort est mort de sa belle mort en 1976 au Canada. Le Parlement canadien en était arrivé à cette sage décision après plusieurs années de débats acrimonieux. Parmi les raisons qui avaient motivé ce choix de nos élus, deux d’entre elles ressortaient. D’une part, il y avait toujours un risque de condamnation erronée, dans lequel cas il était évidemment trop tard si le déclaré coupable avait été pendu. D’autre part, il avait été démontré que la peine de mort n’était pas un moyen de dissuasion. Aujourd’hui, quelque 35 ans plus tard, je ne vois aucune situation où la peine de mort pourrait s’appliquer à nouveau, et cela inclut le meurtre d’un policier et lorsqu’un meurtrier n’a aucune chance de réhabilitation. Et lorsqu’un sénateur comme Pierre-Hugues Boisvenu nous apporte des arguments économiques, comme le fait que la condamnation à vie des Shafia va coûter au-delà de 10 millions de dollars à l’État, il devrait expliquer alors son soutien au projet de loi fédéral C-10 sur les jeunes contrevenants qui, lui, va coûter des milliards de dollars supplémentaires au gouvernement du Québec au cours des prochaines années. Et comme ce projet de loi, en plus de son coût exorbitant, va contre le principe de réhabilitation, j’aimerais bien savoir ce que le sénateur Boisvenu a en tête.

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