LA RAISON VA L’EMPORTER

Publié sur cyberpresse.ca dans le cadre de La Presse Débats, le 12 juillet 2011 :

La crise de la dette qui secoue à la fois les États-Unis et la zone euro va se résorber, mais va laisser des séquelles à court et à long terme. Toutefois, lesdites séquelles n’iront pas jusqu’à une nouvelle récession planétaire. Aux États-Unis, chacun en est encore au niveau d’établir son positionnement pour les élections de 2012, les démocrates voulant protéger l’intégrité de Medicare et de Medicaid, et les républicains, incluant les membres du Tea Party, voulant s’assurer qu’il n’y aura pas d’augmentations de taxes. À la fin, je suis persuadé qu’il y aura une entente de réduction des dépenses et d’augmentation des revenus d’environ 4000 milliards sur 10 ans. Ce devrait être suffisant pour éviter le pire tout en sauvant la face de chacun. Pour ce qui est de la zone euro, c’est à la fois pire et mieux qu’aux États-Unis. Pire parce que les pays affectés (Grèce, Espagne, Irlande, Italie) sont les plus pauvres et peuvent difficilement augmenter les taxes au niveau nécessaire sans créer de remous dans la population, mieux parce que les pays forts comme l’Allemagne ne laisseront pas la zone euro s’éclater, car ils auraient trop à perdre. Donc, dans les deux cas, la raison va l’emporter sur la politique partisane.

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